Élevage et pêche

Les poules pondeuses et les poulets de chair

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  • 1) La zootechnie est l’art de transformer un animal en outil de production. Une machine à produire des oeufs et de la viande. À cause d’elle, les poulets industriels grossissent deux fois plus vite et les poules pondent 6 fois plus d’oeufs qu’il y a 30 ans. Performances que ces animaux payent cher : souffrances psychique et physique, déformation du corps et mutilation. Les poules n’élèvent plus leurs petits et les poussins naissent par centaines de milliers dans des couvoirs artificiels, sans repères et sans affection.
  • 2) Les poussins qui viennent d’éclore sont triés par sexe. Les mâles sont tués, car cette espèce n’a été sélectionnée que pour une forte production d’oeufs, les mâles de ces souches sont considérés peu rentables à élever pour la chair. Ils finissent soit dans un broyeur en “pâtée pour chat” ou ils sont gazés. Une autre pratique plus cruelle consiste à simplement les laisser mourir lentement dans des sacs-poubelle où ils sont
  • 4) Dans chaque cage, 15 à 60 poules doivent vivre ensemble dans un espace si restreint qu’il y est difficile d’étendre les ailes et de se déplacer sans déranger les autres. Le sol est grillagé et occasionne des lésions aux pattes. Les aménagements prévus en 2012 sont largement insuffisants pour satisfaire les besoins des poules (se percher, gratter le sol, construire des nids, s’isoler pour pondre...
  • 3) Cette mutilation consiste en une amputation d’une partie du bec avec une lame chauffée au rouge. Il s’agit de réduire le cannibalisme par la suite ( comportement n’existant que dans les élevages intensifs ). Cette opération peut provoquer des souffrances pendant le reste de l’existence.
  • 5) Les poules développent souvent des anomalies du comportement : mouvements stéréotypés prolongés, agressivité (voir cannibalisme) envers leurs congénères. Leurs os sont très fragiles à cause du manque de lumière et du manque d’exercice
  • 6) Le lendemain de l’éclosion, les poussins se retrouvent dans d’énormes poulaillers sans fenêtre qui peuvent renfermer jusqu’à 40 000 individus. Et plus ils grandissent, plus leurs conditions de vie se dégradent. Cette surpopulation provoque de sérieux problèmes de bien-être et les poulets souffrent de nombreuses pathologies. Privés d’exercice essentiel pour le développement osseux, ils souffrent souvent de problèmes de locomotion. La litière n’est généralement pas changée durant la durée de vie des animaux et devient progressivement humide et chargée en ammoniac provenant des excréments. Le contact prolongé avec cette litière provoque souvent des inflammations cutanées chez les poulets.
  • 7) Sélectionnés pour un rythme de croissance très élevé, ils atteignent leur poids d’abattage entre 38 et 40 jours (soit âgés de moins de 6 semaines). Deux fois plus rapidement qu’il y a 30 ans. Ce rythme rapide est souvent associé à des problèmes de locomotion et des problèmes cardiovasculaires et respiratoires : le muscle grandit rapidement, mais pas la structure des pattes, du cœur et des poumons.
  • 8) Des millions de poulets de chair souffrent de douloureuses déformations des pattes voire de paralysie ; ne pouvant se déplacer jusqu’aux mangeoires, certains meurent de faim ou de soif. D’autres meurent de problèmes cardiaques avant même d’atteindre leur âge d’abattage.
  • 9) Les poules sont ramassées et entassées dans des caisses. Le ramassage, effectué à grande vitesse par des travailleurs recrutés pour l’occasion, donc inexpérimentés, se fait rarement en douceur. Il occasionne souvent des fractures aux pattes, surtout pour les poules pondeuses qui ont vécu un an en cage. Le transport vers les abattoirs se fait parfois sur de longues distances pour aller là où le “cours de la poule de réforme” est le plus avantageux.
  • 10) À l’abattoir, elles sont sorties des caisses, suspendues à des crochets sur une chaîne automatique. Elles sont ensuite plongées dans un bain à électronarcose, saignées, déplumées, éviscérées puis conditionnées pour la consommation.

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