Environnement

Déforestation

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A l’occasion du salon de l’agriculture 2012 la fondation WWF France vient de publier un rapport très complet sur l’impact de la viande sur la déforestation.

Souvent mis en avant dans les rapports de la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture) la consommation de viande aurait un impact énorme sur l’avancée de la déforestation au Brésil. Ceci pour 2 raisons : le besoin de terre toujours plus important pour supporter les troupeaux de bétails des élevages extensifs brésiliens et, d’autre part, la production croissante de céréales et légumineuses pour nourrir le bétail des élevages intensifs  des pays occidentaux. C’est ce deuxième aspect qui est traité dans ce rapport du WWF, et en particulier le poids de la France et de la Belgique dans l’exportation brésilienne de céréales destinées au bétail.

Le rapport du WWF indique que l’Amazonie n’est pas la seule région du brésil touchée par la déforestation. La forêt atlantique brésilienne a ainsi quasiment disparu, et le Cerrado, vaste étendue originellement boisée et couvrant 2 millions de km2, a vu sa végétation naturelle diminuée de 50%. Alors que la déforestation a été considérablement freinée en Amazonie grâce à de nombreuses mesures législatives, le Cerrado qui est pourtant une immense source de biodiversité semble laisser à la merci du développement considérable des exploitations agricoles brésiliennes.  Le WWF, qui s’intéresse particulièrement à la conservation des écosystèmes, souligne aussi les impacts sur la santé des populations voisines de ces exploitations intensives, ainsi que les impacts sociaux de ce mode d’agriculture.

La culture du soja est un des principaux responsable de l’avancée de la déforestation. Ce soja, exporté sous forme de tourteaux, est principalement destiné aux élevages intensifs de bétails européens. Le rapport du WWF montre que la France est un des principaux importateurs de soja, ainsi 22% des tourteaux de soja exportés par le Brésil sont destinés au marché Français (90% de ces importations étant destinés à l’alimentation animale). Les besoins de la France en Soja pour l’alimentation animale correspondent en termes d’équivalent surface de culture aux départements de la Gironde et des Landes réunies.

Pour terminer son rapport, le WWF met en avant plusieurs solutions pour diminuer nos quantités de soja importé. Outre les solutions de substitutions et celles de développement local de l’agriculture du soja, nous retiendrons surtout la seule solution réellement efficace, la diminution de notre consommation de viande. Accéder au rapport complet du WWF : PDF

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Documentaires sur le sujet

  • Administrés en grande quantité aux animaux d'élevage, les antibiotiques favoriseraient le développement chez les consommateurs de leur viande de bactéries résistantes aux antibiotiques. Pour le professeur Andremont, grand spécialiste de l'antibiorésistance, la France serait ainsi dans une situation «précatastrophique». Des laboratoires de l'Agence nationale sanitaire de l'alimentation à ceux de l'hôpital Bichat à Paris, des prés de l'Aubrac, de la Creuse, de l'Auvergne à des fermes expérimentales de Bretagne où des éleveurs ont effectué la transition vers la viande bio, ce film répond aux questions qu'une majorité de personnes se pose aujourd'hui : faut-il continuer à manger de la viande ?
  • Il aura fallu un périple de 7 000 kilomètres à travers l'Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants. Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d'usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen - voire mondial - et font des centaines de millions d'euros de chiffre d'affaire
  • Stop à la viande avec pour invité F.Derzelle le porte-parole de Végétik
  • Aymeric Caron, journaliste, auteur de "No steak", éditions Fayard, 2013 Anushavan Sarukhanyan, association Pour l'Egalité Animale (PEA) Andonia Dimitrijevic, directrice maison d'édition L'Age d'Homme, a créé une collection végane Philippe Ligron, cuisinier, historien de la gastronomie et animateur de « Bille en tête », La Première, RTS Ueli Gerber, président-administrateur délégué de Suter Viandes SA Roger Darioli, membre de la Commission fédérale de l'alimentation à Berne, médecin et vice-président de la Société suisse de nutrition (SSN) Claude Baehler, éleveur, membre de Prometerre, association de promotion des métiers de la terre, VD Kate Amiguet, Fondation Mart (Mouvement pour les animaux et respect de la terre)
  • Chaque année dans le monde, 60 milliards d’animaux terrestres sont tués pour notre consommation. Avez-vous déjà pensé à quel point nous avions besoin d’eux pour nous nourrir, nous vêtir ou même nous laver ? Peut-on consommer autrement ? Tentative…Pendant 45 jours, un journaliste va devoir se passer totalement des animaux dans sa vie quotidienne. Adieu veaux, vaches, cochons et blousons de cuir ! Et la liste des interdits sera longue, car au-delà de la consommation de viande, nous utilisons des produits d’origine animale dans beaucoup d’articles de la vie quotidienne, parfois sans même le savoir : gras de boeuf dans un savon, gélatine de porc dans le dentifrice ou dans des allumettes, gras de laine de mouton dans un baume à lèvres… Pourquoi un tel bestiaire dans nos placards ? Au travers de son expérience, le journaliste se penchera aussi sur les filières qui recyclent les déchets issus de l’élevage des animaux. Une enquête de Paul Sanfourche et Julien Ababsa, diffusée jeudi 8 janvier 2015 en première partie de soriée sur France 2. Lors du magazine Envoyé Spécial.
  • LoveMEATender interroge la place de la viande dans nos vies, et la folle envolée qui en a fait un produit «comme les autres » soumis à la règle du plus bas prix. En 2050, nous serons près de 9 milliards d’individus sur la Terre et pour nous nourrir en viande, il faudra 36 milliards d’animaux d’élevage. Peut-on continuer à penser qu’on pourrait nourrir chaque habitant en lui donnant de la viande tous les jours ? L’épuisement des ressources naturelles, les pollutions, le réchauffement climatique, la terre paie déjà le prix de cette surproduction… Les conséquences sur le corps de l’homme sont aussi nombreuses, de l’obésité aux cancers, diabète, maladies cardiaques et résistance aux antibiotiques. Quant aux animaux, sujets principaux, abaissés au rang de machines, ils n’ont plus part à notre monde, encore moins à notre imaginaire.
  • Ce documentaire traite des conséquences de l'industrie mondiale de la viande. on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs. Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l'Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l'utilisation massive des pesticides.
  • En 2050, il y aura au moins neuf milliards de bouches à nourrir. Avec l'augmentation de leur niveau de vie, des pays comme l'Inde et la Chine vont consommer de plus en plus de viande. Ce qui signifie qu'il faudra en produire au moins deux fois plus pour satisfaire la demande mondiale. Or la planète est déjà proche de la saturation. L'élevage monopolise déjà 30% des terres habitables et absorbe 70% des ressources en eau. Pour nourrir ce bétail, la monoculture de soja OGM, avec son cortège de pesticides et de déforestation, dévaste l'Amérique du Sud. Nombreux sont ceux qui appellent donc à un changement radical dans l'alimentation humaine.
  • En France, au Danemark ou encore en Argentine, le glyphosate est une molécule omniprésente dans les terres agricoles comme dans les jardins privés. C'est l'un des composants du Roundup, cet herbicide best-seller de la multinationale Monsanto. Les mauvaises herbes font de la résistance Des porcelets qui naissent avec deux têtes, des enfants qui viennent au monde avec de graves malformations et des mauvaises herbes qui résistent toujours plus à l'herbicide et appelle à un usage encore plus massif : les accusations ne manquent pas. Le problème est toujours de les prouver pour obtenir une éventuelle interdiction. On en est loin.
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