Élevage et pêche

Vie et mort d’une vache laitière

2010-10-08-vaches-gd
  • 1) La zootechnie est l’art de transformer un animal en outil. Ces 20 dernières années , elle a réussi à faire produire aux vaches laitières 5000 litres de lait de plus par an, pour un total de 9000 litres. Elles sont donc maintenues affamées par un métabolisme génétiquement accéléré. C’est pourquoi elles mangent sans cesse. Ce gros travail a des effets sur leur organisme qui s’use plus vite. Alors qu’elles ont une espérance de vie de 25 ans, il n’est pas rare qu’ont les envoie à l’abattoire aprés 5 ans seulement.
  • 2) Les vaches sont des animaux grégaires vivant au sein d’un systhème matriarcal. Comme dans tout groupe social, il existe chez elles une hierarchie de type “suiveuse-meneuse”. Leur instinct maternel étant très développé, elles couvent leurs petits de soins et d’attentions. Leur plus grande souffrance est d’en être séparé . C’est pourtant leur destin, presqu’aucune d’entre elles n’élèvera le sien
  • 4) Les veaux sont isolés les 15 premiers jours et souffre du manque de leur mère qu’ils appellent vainement. Après ils vont soit à l’abattoire directement où ils sont revendus pour être engraissés pendant 5 mois. Chez l’engraisseur ils seront parqués dans de petits enclos avec 4 autres de leurs congénères, ils ne verront alors jamais la prairie et ne sortiront qu’une fois pour se rendre à l’abattoire.
  • 3) Pour avoir du lait , les vaches doivent avoir un veau, elles sont donc inséminées chaque année. Dans les élevages les veaux sont considérés comme des surplus de la production laitière. On les sépare de leur mère dans les 24 heures après la naissance.
  • 5) A 15 jours les veaux sont castrés à vif avec une pince . A cette douleur s’ajoute pour les races à cornes, le traumatisme de l’écornage qui s’obtient soit par l’application d’un fer chauffé à 400° sur les cartilages et la peau, soit par l’application d’un produit chimique agressif. Comme toujours Les professionnels du secteur minimisent le traumatisme qu’ils subissent.
  • 6) l’INRA ( Premier institut de recherche agronomique en Europe ) admet que la sélection génétique est liée à plusieurs sources de douleurs. Notre corps a été entièrement conçu pour répondre aux impératifs économiques d’une production toujours plus importante de lait. Cela implique un risque accru de mammites, de pathologies respiratoires, de difficultés de vélage, de désordres digestifs, de problèmes articulaires.
  • 7) les boiteries sont fréquentes et proviennent d’une inflammation du pied. Les bâtiments où les vaches passent la plus grande partie de leur vie sont souvent construits pour faciliter la traite et l’évacuation des excréments. Le béton glissant et les grilles d’évacuation sont autant de pièges pour elles
  • 8) Les vaches que vous voyez dans les champs sont le plus souvent destinées à fournir de la viande. Les vaches laitières, elles, sont élevées près de la salle de traite . Elles doivent s’y rendre deux fois par jour et comme la main d’oeuvre manque, elles ne peuvent pas trop s’ éloigner. Les 2 premières années tout va bien car elles sont très généreuses. Mais dès que le volume de leur lait diminue, elles sont envoyées à l’abattoire , la viande d’animaux jeunes a plus de valeur
  • 9) La législation prévoit que les animaux soient étourdis avant la mise à mort ( sauf pour l’abattage rituel), mais on relève de nombreuses entorses à cette règle. La cadence d’abattage est très élevée, et rien ne doit retarder la chaîne. Si le choc provoqué par le pistolet étourdisseur n’est pas efficace du premier coup, les vaches sont égorgées et découpées en pleine conscience (+- 15% des cas). 60% de la viande de boeuf en Belgique, est en fait de la viande de vaches laitières “réformées” ( abattues)
  • 10) On oublie souvent que les animaux ont payé le prix fort pour que nous puissions boire du lait ou manger du fromage. Pourtant nous pouvons nous en passer et être en pleine santé. La majeure partie de l’humanité n’en boit jamais pour la bonne raison qu’elle ne possède pas l’enzyme qui permet de digérer le sucre du lait. L’industrie laitière nous fait croire que nous avons besoin absolument du calcium qu’il contient. Alors qu’il est très facile d’en trouver dans d’autres aliments. Les laits végétaux sont également excellents et le fromage peut être remplacé par tartinades à base de végétaux qui ne contiennent pas les mauvaises graisses des produits laitiers.

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