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L’élevage est une technologie dépassée au 21e siècle

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L’élevage a un très mauvais bilan quant à la quantité d’aliments produits par hectare de terre cultivée. En gros, vous pouvez considérer qu’en fournissant 10 calories d’origine végétale à un animal, celui-ci ne vous en restituera qu’un dixième par l’intermédiaire de sa chair. Le reste aura été utilisé par l’animal pour assurer ses fonctions vitales (respiration, digestion, homéostasie du corps ) ou aura été rejeté comme déchet après le processus  de digestion.

Le même calcul est valable pour les protéines. Par exemple, un hectare de soja fournit 500 kg de protéines végétales pour à peine 50 kg de protéines animales,  si vous nourrissez  des animaux  avec l’équivalent de végétaux.

La disparition de l’élevage est d’abord inscrite dans les lois de la thermodynamique, ce procédé est peu rentable et subsiste encore grâce aux nombreuses subventions et au fait que les contribuables paient les coûts environnementaux. Si on passait au principe de pollueur payeur, la plupart des élevages disparaîtraient dans les pays développés.

L’élevage est dangereux du point de vue épidémiologique. Nous savons qu’en favorisant la promiscuité entre les hommes et les animaux, de nombreux virus et bactéries ont franchit la barrière des espèces . De plus, l’utilisation d’antibiotiques pour soigner les animaux contribue à diminuer leur efficacité en médecine humaine.

L’Agriculture cellulaire va révolutionner le marché des produits animaux

la viande synthétique sera commercialement viable d’ici 10 ans affirme Jason Matheny du groupe de recherche New Harvest . Elle sera intéressante du point de vue environnemental, car elle nécessitera moins de ressources et elle sera surtout meilleure pour la santé, car la quantité et le type de graisses pourront être contrôlés en laboratoire. De plus il n’y aura aucun problème au niveau bactérien, car les cultures de cellules musculaires seront effectuées dans un environnement complètement stérile.

beyond-meat-co-founder-brent-taylor-1024x662Memphis Meat, une nouvelle startup de San Francisco  qui est  à la pointe de cette technologie affirme que  cette invention va avoir le même impact sur l’industrie de la viande que la voiture sur les producteurs de charrettes et les éleveurs de chevaux.  Leur objectif est de rendre l’élevage d’animaux « simplement impensable ».

Quand on leur fait valoir que le consommateur pourrait se détourner de ces aliments qu’ils trouveraient artificiels, ils arguent que c’est l’élevage actuel qui est complètement artificiel  en maintenant des milliers d’animaux à l’étroit dans des hangars. De plus, l’élevage est également une technique non naturelle, n’oublions pas que nous la maîtrisons depuis seulement 12 000 ans . Une paille au regard de l’histoire de l’évolution humaine.

–  Le cuir synthétique arrive également avec des entreprises telles que Modern  Meadow  qui a pour ambition de fabriquer des matériaux pour la création de vêtements qui ne nécessiterait pas la mise à mort d’animaux et qui n’auront pas le bilan environnemental catastrophique des tanneries.

Mais ce n’est pas la seule voie explorée : le cuir végétal arrive également dans les rayons de nos magasins préférés par exemple la société Ananas Anam a mis au point un processus de fabrication qui permet de fabriquer du cuir à partir de fibres d’ananas, ce nouveau matériau s’appelle le pinatex.

– Pour les produits laitiers, on sait déjà que les laits végétaux sont en train de prendre une part du marché de plus en plus grande. Le lait n’a d’ailleurs plus la cote auprès d’un nombre de plus en plus important de professionnels de la santé. Trop gras et trop protéiné dans une société qui  surconsomme ces macronutriments, remis en cause au niveau du calcium, car les sociétés  qui en consomment beaucoup telles que les pays scandinaves ne semblent pas bénéficier d’une meilleure santé osseuse,  il est aussi accusé d’être mal digéré à cause du lactose (le sucre du lait) et soupçonné de favoriser les cancers à cause de l’IGF-1, une hormone de croissance qu’il contient.

Et voilà qu’arrive le lait synthétique avec la société Muufri qui a bien l’intention de fabriquer  » le lait du futur »  avec un système d’imprimante cellulaire 3D qui fabriquera du lait à l’identique en excluant bien entendu les produits indésirables comme les résidus de médicaments vétérinaires , les résidus d’antibiotiques ou les produits organiques persistants ( DDT , PCB , Dioxine, etc.) que l’on retrouve dans l’environnement et les hormones bien entendu. Ulabmilk_heron gain pour les animaux et pour le climat, on le sait, les vaches émettent une quantité de méthane considérable lors de la rumination, ce gaz a un potentiel réchauffant 23 fois plus grand que le CO2.

Un signe qui ne trompe pas, cette société  vient de remporter la première place au concours « The Dutch Postcode Lottery Green Challenge » qui récompense  les innovations débouchant sur des avancées environnementales.  Il s’agit là du concours  le mieux doté au monde et ce n’est pas moins de 200 000 euros qu’elle a empoché. Un montant auquel il faut ajouter  la contribution d’un célèbre fonds d’investissement hongkongais.

– Des sous-produits comme le collagène et le cartilage  sont en train d’être synthétisés en  laboratoire avec  de meilleurs résultats. Plus intéressant, au Massachusetts Institute of Technology les chercheurs ont développé une version synthétique de l’insuline, une molécule utilisée pour les diabétiques qui s’active seulement quand le niveau de sucre augmente et ne provoque pas de réactions allergiques.

Les nouvelles protéines végétales débarquent

Assistons-nous à une révolution de l’alimentation aux États-Unis et en Allemagne ? C’est plus que probable! De nouvelles sociétés cherchent à fabriquer des substituts de produits animaux à base de protéines végétales. Leur objectif ? Que vous n’y voyez que du feu ! non seulement elles veulent produire une copie parfaite de la texture, du goût et de l’apparence de la viande, mais elles veulent en plus que ce soit sain pour la santé.

À ce petit jeu , Beyond Meat , une société semble avoir trouvé la formule de hamburger parfait qu’elle a appelé The beast par ce qu’il contient autant de protéines que la viande, plus d’antioxydant que les myrtilles ou les brocolis, plus de calcium que dans le lait, plus d’oméga 3 que le saumon, il est moins cher à produire , émet moins de gaz à effet de serre et contient des protéines de pois, une légumineuse qui a la particularité de nourrir les sols en azote.

Des investisseurs comme Bill Gates ne s’y sont pas trompés et ont déjà commencé à parier sur ces nouveaux produits en investissant massivement dans ces sociétés. Bill Gates raconte sur son blog que le journaliste du New York Times, beast-burger-boxMark Bittman était à côté de lui quand il a essayé le faux poulet de Beyond meat et qu’il a été complètement bluffé.

Une autre Société a retenu l’attention de Bill Gates , la société  Hampton Creek et son produit phare: Just Mayo , une mayonnaise sans œufs et sans cholestérol qui ressemble à s’y méprendre à la mayonnaise. Les ingénieurs de ces sociétés ont été chercher dans le règne végétal des protéines qui pouvaient, une fois utilisée, donner l’aspect, la texture et le goût de la mayonnaise. Les autres produits de cette société veulent simplement rendre inutile l’élevage de poules pondeuses.

Vous l’avez compris maintenant, en utilisant des végétaux, les coûts de production sont inévitablement plus bas que les coûts de l’élevage et ici pas de produits vétérinaires , pas d’abattage , pas de hangars remplis d’animaux obligés de vivre une existence misérable, des conditions qui révoltent une grande majorité des consommateurs .

En Allemagne, une autre innovation a vu le jour.  Les ingénieurs qui ont réussi à fabriquer des substituts de viande à base de lupin ont reçu le prix de l’avenir d’une valeur de 250 000 euros des mains du président J.Gauck . L’avantage du Lupin est le même que pour les autres légumineuses, ce sont des plantes qui s’accommodent de terres peu productives qu’elles enrichissent en fixant l’azote dans le sol, leurs fèves sont très riches en protéines complètes et en fibres.

Ce pays qui compte maintenant plus de 8 millions de végétariens dont un million de véganes est à la pointe de cette révolution.   On peut trouver des magazines et même une chaîne de TV qui aborde ces sujets, une chaîne de supermarché végane est d’ailleurs en passe de s’exporter dans le monde entier et les sociétés comme Wheaty et Taïfun ne cessent de produire des substituts de viande bio et très convaincants.

vous pouvez retrouver cette article dans le magazine BE VEGGIE

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