Poissons et surpêche

Poissons et surpêche

  • 1) Les travaux d’une équipe de l’Institut Roslin et de l’Université d’Edimbourg ont apporté une preuve scientifique d’une perception de la douleur chez les poissons, en démontrant l’existence de récepteurs du système nerveux logés dans la tête de ceux-ci.. Le biochimiste australien Franck Hird confirme que dépourvus de récepteurs de la souffrance les poissons ne pourraient pas survivre. Des recherches réalisées à l’université d’Utrecht ont démontré qu’ils ressentent « l’angoisse lorsqu’ils sont entravés dans leur liberté de mouvement ou qu’ils sont menacés ».t
  • 2) Les poissons ne voient pas le filet et nagent droit dedans. S’ils n’arrivent pas à passer à travers, ils tentent de reculer mais la maille les prend par les opercules des branchies ou par les nageoires. Beaucoup d’entre eux vont mourir étouffés. D’autres luttent entre les mailles coupantes, saignent et meurent vidés de leur sang. Beaucoup de pêcheurs ne remontent pas leurs filets tous les jours et la mort peut mettre plusieurs jours à venir.
  • 4) Entre 1960 et 2012, la consommation moyenne a presque doublé, passant de 10kg à 19kg par an et par personne »t En quelques décennies, l’homme a réussi à provoquer de façon dramatique le déclin des ressources marines. Ainsi, il ne reste aujourd’hui que 10% des stocks de poissons par rapport à 1950. A cette allure, si rien n’est fait, tous les stocks seront effondrés d’ici 2048...t
  • 3) Lors de la remontée, la décompression rapide peut causer l’éclatement des vessies natatoires. L’accumulation de la pression à l’intérieur de l’abdomen provoque un prolapsus, des parties du boyau ressortent par la bouche et l’anus, les yeux peuvent être éjectés de leurs orbites, les écailles et les chairs déformées. Beaucoup seront toujours vivants lors du déchargement et seront soumis à une souffrance extrême et continue, laissés à suffoquer au contact de l’air, jetés dans la glace ou éviscérés vivants.t
  • 6) La pêche en eaux profondes pratiquée avec un bateau qu’on appelle un chalutier consiste à racler les fonds marins avec un immense filet en métal, très lourd. Ce filet, appelé le chalut, est long de 100 mètres et attrape tout sur son passage !t Le chalut attrape les 6 espèces de poissons de grands fonds dont l’homme se nourrit, mais aussi des dizaines d’espèces qu’il ne mange pas. Le chalut racle les fonds marins jusqu’à 1 500 mètres de fond, il arrache les coraux qui ont des centaines ou des milliers d’années et détruit les écosystèmes.t
  • 5) La flotte mondiale de bateaux de pêche atteint plus de 1,3 million de bateaux en 2010, contre 600.000 en 1970.t De nombreux bateaux de pêche sont de véritables usines des mers et non plus simplement les traditionnels chalutiers familiaux,. De plus, en dehors des premiers 200 milles nautiques qui délimitent le littoral national et donc la zone d’exclusivité pour les pêcheurs d’un pays, la pêche, même massive, n’est pas réglementée.t
  • 8) Ces espèces sont généralement rejetées mortes, blessées ou très affaiblies. Mais depuis que des quotas de « tailles minimales de captures » ont été imposés, le massacre a empiré.t Dès lors que les quotas sont atteints, la loi impose que tous les poissons de l’espèce concernée soient rejetés.t
  • 7) Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), entre 27 et 40 millions de tonnes de poissons, crustacés, d’oiseaux de mer, de tortues marines et de mammifères marins sont capturés par erreur chaque année. Un cinquième des prises mondiales sont ainsi rejetées à l’eau parce que trop petites ou n’appartenant pas aux espèces ciblées.t
  • 10) Le développement de l’aquaculture en Asie et en Amérique du Sud, connu sous le nom de « blue revolution », se traduit par une multiplication de bassins et infrastructures où sont élevés poissons et crevettes aux dépends de nombreux écosystèmes comme les mangroves.tAutre source de pollution, la dispersion des déchets nutritifs des élevages provoque une accumulation de matière organique ayant comme conséquence un appauvrissement local en oxygène donc un déséquilibre de l’environnement…t
  • 9) Les détergents, le mercure, ainsi que d’autres métaux lourds comme le cadmium, le plomb ou le nickel, sans parler des hydrocarbures qui sont déversés dans l’eau de mer modifient ses propriétés et occasionnent des lésions graves à toute la faune marine.t De nouvelles études soulignent la toxicité du mercure, dont la principale source alimentaire est le poisson. Ce poison cumulatif agit sur tout l’organisme. Arrêter de manger du poisson au profit d’alternatives végétales permettrait de protéger votre santé et de préserver la vie des poissons et des océans.t