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L’élevage coûte plus cher en dommages à la santé qu’il ne contribue à l’économie

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Traduction de l’article de Jeff McMahon

Les fermes américaines coûtent plus cher à l’économie en dommages à la santé et à l’environnement qu’elles ne contribuent à l’économie, selon une étude récente publiée dans la publication de la National Academy of the Sciences.

Pour 20 secteurs économiques, l’étude compare le coût des décès prématurés dus à la pollution atmosphérique particulaire à la valeur ajoutée à l’économie. Les exploitations ont enregistré les pires résultats, tirées par l’agriculture animale.

«À la marge, nous constatons que les dommages causés par la pollution de l’air par les fermes sont plus importants que la valeur marginale que les fermes fournissent en termes économiques», a déclaré le co-auteur Inês ML Azevedo, professeur agrégé au Département de l’énergie de l’Université de Stanford. Ingénierie des ressources.

L’ étude , menée avec des chercheurs de l’Université Carnegie Mellon, se concentre sur la pollution particulaire , y compris les PM 2,5, que l’EPA a identifié comme la cause de 90 pour cent des 100000 décès prématurés annuels aux États-Unis à cause de la pollution atmosphérique.

L’étude n’inclut pas les coûts de santé liés à la consommation de produits d’origine animale , ni les coûts économiques d’autres formes de pollution, telles que les émissions de gaz à effet de serre et leur impact sur le climat .

Comme pour le climat, le principal coupable est la viande et les produits laitiers. Mais en ce qui concerne la pollution particulaire, le pire délinquant est la volaille.

Pour chaque secteur de l’économie, les chercheurs ont développé des ratios de dommages économiques bruts (GED) à la valeur ajoutée (VA). Un rapport GED / VA inférieur à un signifie que la valeur dépasse les dommages. Un nombre supérieur à un signifie que les dommages dépassent la valeur:

« Alors que le ratio GED / VA était de 0,72 pour le groupe des industries productrices de cultures en 2014, il était de 2,0 pour la production animale cette année-là », indique l’étude. « Les calculs préliminaires indiquent que le ratio GED / VA dans ce groupe est le plus élevé pour l’industrie de la volaille, avec une fourchette estimée de 3 à 7. »

La litière de volaille émet une pollution particulaire et de l’ammoniac. L’ammoniac se combine avec d’autres polluants – le dioxyde de soufre et l’oxyde nitreux, a déclaré Azevedo, pour produire une source secondaire de PM 2,5 mortels supplémentaires.

Azevedo considère ces résultats comme un appel à évaluer le fonctionnement du secteur.

« Ce travail ne préconise pas que nous fermions l’agriculture aux États-Unis », a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée ce mois-ci par Stanford. «Cela donne l’intuition que, à la marge, les dommages sont plus importants que la valeur fournie. Nous devrons donc réfléchir plus sérieusement au secteur. »

Dans un commentaire publié dans le même numéro du PNAS, l’économiste Juan Moreno-Cruz déclare: «Les émissions agricoles restent obstinément élevées et affichent une tendance stable, faisant de l’agriculture l’une des industries les plus polluantes par dollar aux États-Unis actuellement.»

Les services publics étaient dans le même bateau en 2008 – produisant plus de dommages que de valeur à la marge – mais les services publics ont quelque peu assaini leur action grâce en grande partie à la fermeture des centrales au charbon .

L’étude attribue une partie de la baisse de la pollution des services publics et de la fabrication à la Grande Récession.

« Pour l’instant, seuls la production animale et l’agriculture ont des dommages bien plus importants que la valeur ajoutée », a expliqué Azevedo.

Les émissions provenant des transports ont également baissé, mais demeurent une préoccupation dans les secteurs moins réglementés du secteur: «Les principales sources de dommages à la fois pour les NOx et les PM2,5 primaires dans le secteur des transports proviennent des camions et de la combustion du diesel dans le transport maritime et ferroviaire», indique l’étude. .

Azevedo ajoute: « Nos résultats suggèrent que les décideurs politiques devraient envisager de cibler leurs réductions d’émissions, si cela est rentable, dans les transports et dans l’agriculture. »

 

Atelier pâtisserie de Noël à Bruxelles le 13 déc

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Chères/Chers Ami.e.s,

Nous avons le plaisir de vous proposer un atelier cuisine EasyVeggie spécial pâtisseries de Noël !

Cours du vendredi 13 décembre:

Avec Alexis, à Schaerbeek (adresse communiquée par email lors de l’inscription)

Truffes aux 3 saveurs

– Framboises
– Spéculoos
– Graines de Tournesol

Bûche de Noël à la poire, noisettes et chocolat

L’atelier EasyVeggie comprend le cours cuisine + dégustation (ou reprendre) les desserts préparés le soir même.

Il se déroulera de 19h à 22h.

Le tout est à 35 € par personne.
L’inscription sera validée qu’une fois le payement effectué.

Envie d’y participer? Envoyez un email à vegetikbruxelles@outlook.com
Toutes les informations pratiques (adresse précise, modalités de payement) vous seront communiquées lors de votre inscription.

Merci de prendre en compte que nous avons un nombre limité d’inscrits et que toute inscription est considérée comme valide sans annulation de votre part. Toute annulation ou désinscription doit nous être communiquée au plus vite afin que nous puissions laisser la place à d’autres personnes.

A très bientôt!

Elodie d’Halluweyn

Végétikement,

Végétik Bruxelles

Exigeons que l’alimentation végétale soient à l’ordre du jour de la COP 25

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Nous, soussignés, demandons au président de la Conférence des Parties (COP 25) d’examiner avec nos dirigeants mondiaux les points suivants: réduire nos émissions mondiales de gaz à effet de serre en excluant les produits animaux de notre régime alimentaire.

Chère Carolina Schmidt,

Nous écrivons cette pétition pour vous demander de discuter avec nos dirigeants mondiaux lors de la COP 25 des points suivants: réduire nos émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) en excluant les produits d’origine animale de notre alimentation.

Tout doit être fait pour réduire nos émissions mondiales de GES et pour séquestrer le CO2 de l’atmosphère. La plupart des conférences sur les changements climatiques se concentrent – et se sont concentrées – sur les combustibles fossiles et nous sommes profondément convaincus qu’il est également urgent de commencer à parler de ce que nous mangeons.

Une méta-analyse publiée dans Science par Joseph Poore et Thomas Nemecek a analysé les moyens de réduire les impacts environnementaux de l’alimentation. Leur «ensemble de données couvre environ 38 700 fermes commercialement viables dans 119 pays et 40 produits représentant environ 90% de la consommation mondiale de protéines et de calories» ( 1 ). L’une de leurs principales conclusions est qu’un changement mondial vers un régime alimentaire qui exclut les produits d’origine animale «permet de réduire de 28% les émissions mondiales de gaz à effet de serre dans tous les secteurs de l’économie par rapport aux émissions de 2010» ( 2 ). Cette réduction est due à la réduction des émissions et à la capacité de puits de carbone des arbres qui pourront pousser sur des terres précédemment déboisées et qui ne sont plus nécessaires pour produire de la nourriture pour le bétail et les humains.

Joseph Poore a également donné une conférence sur son article qui faisait partie de la série de conférences sur le climat de Cambridge. Tandis qu’il s’adressait à son auditoire, il a souligné que «pour un consommateur moyen typique, un changement de régime n’est pas simplement le meilleur moyen de réduire vos émissions de gaz à effet de serre. C’est le moyen le plus efficace de réduire votre utilisation des terres, votre impact sur la biodiversité, la pollution de l’azote et du phosphore causée par votre nourriture, les pluies acides, l’utilisation de l’eau, et probablement – bien que nous ne l’ayons pas spécifiquement mesurée – les pesticides et l’utilisation d’antibiotiques causée par le système alimentaire. En termes simples, éviter la viande et les produits laitiers est probablement le moyen le plus efficace de réduire votre impact sur la planète »( 3). Il a enfin mentionné que «le changement de régime alimentaire libère essentiellement les terres dont nous avons besoin pour produire les émissions négatives ambitieuses du récent rapport de 1,5 ° du GIEC» ( 3 ).

L’étude de Poore et Nemecek est une information vitale. Leurs conclusions doivent être connues du grand public et de nos dirigeants mondiaux. Nous avons la clé pour commencer à résoudre notre crise climatique et à créer un monde plus durable pour les générations futures.

Nous pensons que les précédentes COP n’ont pas correctement pris en compte le fait qu’exclure les produits d’origine animale de notre alimentation réduisent nos émissions mondiales de GES et nous reconnaissons qu’une énorme opportunité a été manquée. Nous pensons également qu’il n’est pas utile de parler de ce que nous n’avions pas fait par le passé. En effet, le changement climatique n’est que notre présent et notre avenir. Nous croyons enfin dans le dicton «Mieux vaut tard que jamais» et nous espérons vraiment que vous aurez l’occasion de lire le journal de Poore et Nemecek et d’assister à la conférence de Poore.

Dans un monde où les jeunes manifestent pour demander à leurs gouvernements de lutter contre le changement climatique, ne serait-il pas merveilleux que ces gouvernements autonomisent leurs citoyens en leur disant qu’exclure les produits d’origine animale de leur régime réduit leurs émissions de GES de 28% au niveau mondial?

Cordialement,

Vincent Penoy et Cindy Veltens

1. Poore, J. et Nemecek, T., 2018. Réduction des impacts environnementaux des aliments par le biais des producteurs et des consommateurs. Science, 360 (6392), pages 987 à 992.

2. Poore et Nemecek 2019, Erratum pour l’article de recherche «Réduire les impacts environnementaux des produits alimentaires grâce aux producteurs et aux consommateurs» par J. Poore et T. Nemecek, Science, consulté le 12 novembre 2019, < https://science.sciencemag.org/content / 363/6429 / eaaw9908 >.

3. Série de conférences sur le climat de Cambridge (2019). Conférence 3. Joseph Poore « Faire face au climat par le biais de l’alimentation » # ccls2019. Disponible à l’ adresse :  https://www.youtube.com/watch?v=8miQs3mPGu8&t=2356s  (consulté le 18 novembre 2019).

Présentation du roman : Le vert et le rouge

Ouvrir un restaurant végétarien à Rennes, ville emblématique de l’élevage de cochons ? C’est l’idée téméraire qu’a eue Léa en créant « La Dame Verte », le temple du tofu aux cacahuètes, des fleurs de courgette, ou du foie gras végétal… Forcément, malgré tout le talent de la jeune femme, le restaurant est au bord de la faillite.

Critique

Oui, c’est une agréable découverte de la cuisine végétarienne.

Oui, c’est une confrontation des arguments  pour et contre le végétarisme.

Oui, c’est une approche des grands enjeux de notre société de consommation.

 et c’est aussi  l’histoire d’un amour improbable…

Le tout habilement « mixé » au grand plaisir du lecteur qui y trouve des personnages finement croqués incarnant différents types de végétariens, des plus radicaux aux plus modérés et aussi leurs opposants, certains acharnés et capables du pire.

Dans ce récit alerte, il y a du suspense, des coups de théâtre, des scènes émouvantes et des affrontements violents, mais aussi des informations scientifiques claires et précises ouvrant aux lecteurs d’intéressantes pistes de réflexion.

En bref, ce roman offre un agréable moment de lecture aux végétariens convaincus qui se reconnaîtront avec plaisir dans l’un ou l’autre personnage et à tous les curieux soucieux de se libérer des préjugés et de trouver des réponses sérieuses à leurs interrogations sur un choix de vie essentiel pour la sauvegarde de la vie sur terre.

Par Annie De Mori

 

Conférence de Guillaume Corpard à Namur

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ATTENTION SOIRÉE LIMITÉE à 90 places ! Conférence + repas avec Guillaume et l’équipe de Happy Earth Now.

Conférence « Un Cri pour la Terre : Animaux, Humains, Planète »‘ de Guillaume CORPARD, à Namur !

Guillaume nous fait le plaisir d’animer sa célèbre conférence en Belgique. Prenons des décisions maintenant, pour nous transformer et changer le monde. Ce sera le dimanche 6 Octobre, pour une soirée spéciale…

Cette conférence est à voir au moins une fois dans sa vie, ne la ratez pas !

L’auteur du livre « Un cri pour la Terre » dévoile le rapport entre le saccage de la planète, la souffrance des animaux et notre santé. Ces conférences ne laissent personne indifférent : Guillaume nous confie des solutions concrètes pour vivre en harmonie avec toute forme de vie, sans distinction.

Une conférence qui traite plusieurs sujets d’actualités :

– ALIMENTATION ET SANTÉ
– Dérèglement climatique,
– Écosystèmes saccagés,
– Animaux
– SOLUTIONS

Fabuleux orateur, il tient un discours tolérant, accrocheur et touchant ! La conférence est animée, vivante et pleine d’espoir…

Au programme associations et stands, restauration végétale sur place inclus dans le prix.

Rencontre avec cet homme engagé aux multiples casquettes : conférencier, auteur, musicien et réalisateur. Avec humour, force et conviction, Guillaume lance l’un des messages les plus importants à transmettre aujourd’hui. De l’information aux solutions, du rire aux larmes…

L’auteur du livre « Un Cri pour la Terre » traite 4 points importants : les animaux, l’écologie, notre santé, l’alimentation…

 

Conférence suivie d’un buffet savoureux chez www.vegetalicia.be ?
Conférence + buffet : 18€
? Places limitées : 90 personnes max.
?Un bar sera également à votre disposition (boissons non comprises dans le tarif)
? Des stands d’infos de plusieurs associations (à définir)
? Gare de Jambes à 200m
?️ Parking Acinapolis gratuit

? réservations bit.ly/2J3j64V ? événement Facebook bit.ly/307tUG3 www.happy-earth-now.com

Soutenons cette coopérative d’agriculture végane qui va être créée à Liège

Hé les gens , 3 amis lancent un Crowdfunding à Liège pour montrer, entre autres, que l’agriculture végane c’est super pour la planète et c’est une première en Belgique . Il y a en plus un projet d’épicerie qui vendra des produits issus de la permaculture ainsi que des plats préparés artisanalement par une cuisinière fantastique , ma camarade Myriam . Soutenons cette superbe initiative 🙂 https://kadonation.com/fr/c/terre-assiette?

Plus de 100 scientifiques belges et étrangers contestent l’avis de l’Académie Royale de Médecine de Belgique sur les dangers du végétalisme.

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Un collectif de professionnels de la santé et de docteurs en sciences s’est constitué après la publication de l’avis alarmiste de l’Académie Royale de Médecine de Belgique (ARMB) sur le végétalisme. Leurs conclusions sont unanimes : l’avis est infondé et relève d’une désinformation. Ils estiment au contraire qu’une alimentation végétalienne bien planifiée et variée est bénéfique pour la santé à tous les stades de la vie.

Le 16 mai dernier, la presse relayait l’avis de l’ARMB* proscrivant l’alimentation végétalienne pour les enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, laissant aux autres catégories de personnes la responsabilité de ce mode alimentaire et de ses conséquences.

Des médecins belges se sont rassemblés pour répondre à l’ARMB. Ils ont analysé une par une les études dont celle-ci s’était inspirée dans deux rapports successifs à charge contre le végétalisme. Leur constat : les sources citées par l’académie, parfois hors sujet, contredisent ses propres conclusions. Parmi plus de 40 références, seules deux sources allemandes, plus réservées, incitent à la prudence et au suivi régulier des patients végétaliens. En revanche, les autres sources citées par l’ARMB concluent qu’une alimentation végétalienne bien planifiée et équilibrée est bénéfique pour la santé à tous les stades de la vie.

Dans le cadre d’une revue de littérature extensive, ces médecins ont encore ajouté près de 40 références négligées par l’ARMB. L’ensemble des conclusions adressées à l’académie sont détaillées dans un rapport de 13 pages, fort de 83 sources, qui a rapidement suscité l’adhésion de soutiens internationaux : il a été signé par plus de 100 professionnels de la santé et docteurs en sciences issus de 13 pays différents. Le rapport complet est à consulter ici : www.reponseARMB.com

Ce collectif regrette en outre l’absence d’éducation et de connaissances du corps médical sur les questions de nutrition, plus particulièrement de nutrition végétale. En témoignent une étude américaine** qui souligne d’importantes lacunes en matière d’éducation nutritionnelle des cardiologues et une autre menée par l’université de Milan*** auprès d’un vaste échantillon de professionnels de la santé.

Les porte-paroles du collectif, Dr Lamprini Risos et Dr Catherine Devillers, précisent : « Nous avons créé ce collectif pour rétablir une vérité scientifique alors qu’aucune structure végétalienne n’existait en Belgique. En fait, l’ARMB rejette en bloc les positions officielles d’associations scientifiques internationales faisant office d’autorité dans le domaine de la nutrition. Or, en médecine, nous nous basons sur les recommandations de sociétés savantes qui elles-mêmes s’appuient sur une littérature de haute qualité épidémiologique. Le premier rapport de l’ARMB ne citait que 13 références. Ce n’est qu’après avoir reçu des critiques de sociétés scientifiques internationales qu’elle a publié une clarification alourdie d’une trentaine de références supplémentaires, mais en tirant toujours des conclusions contraires à celles de ses sources. Nous avons démonté point par point ses erreurs d’interprétation et y avons encore ajouté une quarantaine de références pour étoffer notre rapport d’une littérature abondante. Par ailleurs, l’académie nie l’excellente santé de milliers d’enfants végétaliens pour ne se focaliser que sur des cas isolés de négligence infantile, mis sur le compte du végétalisme. »

Conscients de l’obligation éthique de respecter les droits humains fondamentaux tels que l’autonomie des patients et de ne pas imposer une pratique médicale paternaliste, les 115 scientifiques invitent l’ARMB à revoir sa position, à promouvoir les formations en nutrition végétale auprès des professionnels de la santé et à s’inquiéter de la santé des enfants dont le régime omnivore induit une augmentation constante des maladies chroniques non transmissibles, première cause de mortalité dans le monde.

N.B. L’ARMB dépend de la Fédération Wallonie Bruxelles. Sa sœur jumelle néerlandophone, la Konijnklijke Academie voor Geneeskunde van België, n’a pas remis d’avis conjoint sur les effets du végétalisme sur la santé.

* Consulter ici le 1er rapport de l’ARMB de juin 2018 (publié en mai 2019) et sa « Mise au point » de juin 2019 : http://www.armb.be/index.php?id=931

** Devries S, Agatston A, Aggarwal M, et al. A Deficiency of Nutrition Education and Practice in Cardiology. Am J Med. 2017 Nov;130(11):1298-1305. doi: 10.1016/j.amjmed.2017.04.043. Epub 2017 May 25.

*** Bettinelli ME, Bezze E, Morasca L, et al. Knowledge of Health Professionals Regarding Vegetarian Diets from Pregnancy to Adolescence: An Observational Study. Nutrients 2019, 11(5), 1149; https://doi.org/10.3390/nu11051149

Vous trouverez les liens vers l’article complet ainsi que vers sa version courte sur www.reponseARMB.com.

Produisez vous-même des légumes bio et véganes ( 31 août)

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On en rêvait, on vous en parlait à demi-mots depuis des mois, la voilà enfin, nous vous la présenterons ce WE en avant-première : la nouvelle coopérative liégeoise « De la Terre à l’Assiette » fait son coming-out !

Venez la découvrir à Retrouvailles, nous serons au stand 279, (en face de Jeunesse et Santé) dans la partie Vie associative et Solidarité avec Ingrid Collins, Myriame Misigaro et Benoît Noël.

Nous vous y proposerons des animations, petites dégustations et grignotages savoureux.

Ce sera l’occasion de partager avec vous notre rêve :

Imaginez en plein centre de Liège une épicerie-cantine et un espace participatif d’échange de savoirs : un lieu pour réapprendre et faire ensemble toutes sortes de savoir-faire essentiels : techniques de conservation familiale des produits du terroir, production de savons à base de produits naturels, initiation aux huiles essentielles, démarches zéro déchet,…
Imaginez à côté de chez vous, un site de maraîchage vegan où vous viendrez faire pousser des légumes d’ici.

Véritable sponsor des métiers locaux de l’alimentation à Liège, la coopérative « De la Terre à l’Assiette » vous propose d’acheter ensemble les outils nécessaires à notre alimentation locale et faire grandir de nombreux et beaux projets.

www.terre-assiette.be

De la Terre à l’Assiette

Découvrez la coop. « De la terre à l’assiette » à Retrouvailles

Signons la pétition contre la criminalisation des véganes belges

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( Nous publions dans son intégralité le message de la communauté végane par rapport à l’avis de l’Académie Royale de Médecine  et nous vous encourageons à signer la pétition)

Pétition

Nous avons été à la fois surpris et choqués par le rapport publié ce jeudi 16 mai par l’Académie Royale de Médecine intitulé « Régimes végétariens et végétaliens administrés aux enfants et adolescents ».

 

Premièrement, le rapport a été commandé dans l’urgence par le Délégué Général des Droits de l’Enfant avec visiblement pour objectif de pouvoir retirer l’autorité parentale dans des cas de maltraitance (https://plus.lesoir.be/224505/article/2019-05-16/pourquoi-les-medecins-sont-opposes-au-regime-vegan-impose-aux-enfants) Il comporte 9 pages et 12 références scientifiques, dont aucune ne démontre la dangerosité des régimes végétaliens bien planifiés, ni ne l’interdit. Au contraire, certaines des références contredisent entièrement la thèse de l’Académie Royale de Médecine (réf. 2 et 11) :

·         La référence 1 parle des bienfaits du régime végétalien et évoque les besoins de complémenter en vitamines B12 et D, en calcium et en omega 3 à chaines longues, tout en faisant attention au zinc et au fer.

·         La référence 2 de l’Académie de Nutrition et de Diététique américaine confirme la compatibilité du régime végétalien à toutes les étapes de la vie, à condition de se supplémenter en B12 :

o   « It is the position of the Academy of Nutrition and Dietetics that appropriately planned vegetarian, including vegan, diets are healthful, nutritionally adequate, and may provide health benefits for the prevention and treatment of certain diseases. These diets are appropriate for all stages of the life cycle, including pregnancy, lactation, infancy, childhood, adolescence, older adulthood, and for athletes. Plant-based diets are more environmentally sustainable than diets rich in animal products because they use fewer natural resources and are associated with much less environmental damage. Vegetarians and vegans are at reduced risk of certain health conditions, including ischemic heart disease, type 2 diabetes, hypertension, certain types of cancer, and obesity. Low intake of saturated fat and high intakes of vegetables, fruits, whole grains, legumes, soy products, nuts, and seeds (all rich in fiber and phytochemicals) are characteristics of vegetarian and vegan diets that produce lower total and low-density lipoprotein cholesterol levels and better serum glucose control. These factors contribute to reduction of chronic disease. Vegans need reliable sources of vitamin B-12, such as fortified foods or supplements.”

·         La référence 3 est une meta-analyse qui affirme ne pas pouvoir attribuer les bienfaits observés de santé au régime végétarien/végétalien en raison de biais socio-économiques et d’un manque d’études et de ne pas pouvoir conclure à l’existence de risques pour la santé des enfants et adolescents dans les pays industrialisés.

·         La référence 4 est une enquête sur le nombre de végétariens/vegétaliens aux Etats-Unis

·         La référence 5 ne concerne pas les enfants, et confirme que les personnes suivant des régimes végétariens et végétaliens sont globalement en bonne santé, sont à plus faible risque pour certaines maladies et vivent plus longtemps, bien que des recherches supplémentaires sur le long-terme seraient nécessaires pour les végétaliens.

·         La référence 6 ne concerne que les régimes végétariens et non végétaliens ;

·         La référence 7 recommande un suivi particulier des enfants végétaliens ainsi qu’une complémentation.

·         La référence 8 de la société allemande de nutrition ne recommande pas le régime végétalien mais suggère une complémentation dans ce cas de figure ainsi qu’un suivi médical.

“The DGE does not recommend a vegan diet for pregnant women, lactating women, in-fants, children or adolescents. Persons who nevertheless wish to follow a vegan diet should permanently take a vitamin B12 supplement, pay attention to an adequate intake of nutrients, especially critical nutrients, and possibly use fortified foods or dietary supplements. They should receive advice from a nutrition counsellor and their supply of critical nutrients should be regularly checked by a physician”

·         La référence 9 relate les cas d’hypothyroïdisme d’un enfant de 10 jours et de sa mère, dus à un manque d’iode, qui ont tous deux pu être traités. Ce problème pourrait également toucher des personnes ne suivant pas un régime végétalien, d’où la mesure de santé publique recommandée par l’OMS de complémenter le sel en iode (http://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/nutrition/news/news/2017/12/fortifying-salt-with-iodine-a-simple-measure-to-prevent-intellectual-disability

o   Par ailleurs, les multivitamines sont recommandés par le corps médical aux femmes enceintes et allaitantes, quel que soit leur régime alimentaire, et contiennent de l’iode.

·         La référence 10 traite d’une sous-catégorie extrêmement minoritaire au sein des régimes végétaliens, le régime végétalien cru (sans aucune cuisson d’aliment, ce qui retire une partie importante du régime végétal), ce qui n’est absolument pas pertinent dans le cadre de cette analyse.

·         La référence 11 qui relate une carence en calcium chez un enfant de deux ans menant à l’incapacité de mouvoir ses jambes, traitée et guérie en deux heures, reprend dans son résumé:

“Although appropriately planned vegetarian diets, including vegan dietsare healthful and nutritionally adequate and may provide health benefits in the prevention and treatment of certain diseases, not all families are aware of the nutritional supplements that may be required for their children.”

·         La référence 12 traite du problème de l’arsenic dans les produits à base de riz, qui n’est absolument pas nécessaire dans un régime végétalien, d’autant plus qu’il n’est pas produit localement en Belgique. Ce problème lié à l’arsenic n’est d’ailleurs pas évoqué dans l’avis.

·         La référence 13 confirme l’obligation de se complémenter au minimum en vitamine B12 dans les régimes végétaliens, et de faire attention à la quantité ingérée de calcium, de zinc, de quantité d’énergie et de qualité des protéines.

Deuxièmement, cet avis à charge omet de nombreuses études (dont des meta-analyses), trouvées en moins d’une dizaine de minutes de recherche non exhaustive sur le même site internet que celui utilisé par l’Académie, qui arrivent à la conclusion que les régimes végétaliens sont sans-dangers à tous les stades de la vie, dans la mesure où ceux-ci sont bien planifiés et équilibrés. En voici trois pour illustration :

·         Vegan-vegetarian diets in pregnancy: danger or panacea? A systematic narrative review

o   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25600902

o   “The evidence on vegan-vegetarian diets in pregnancy is heterogeneous and scant. The lack of randomised studies prevents us from distinguishing the effects of diet from confounding factors. Within these limits, vegan-vegetarian diets may be considered safe in pregnancy, provided that attention is paid to vitamin and trace element requirements.”

·         Vegan Nutrition for Mothers and Children: Practical Tools for Healthcare Providers.
o   “As the number of subjects choosing vegan diets increases, healthcare providers must be prepared to give the best advice to vegan patients during all stages of life. A completely plant-based diet is suitable during pregnancy, lactation, infancy, and childhood, provided that it is well-planned. Balanced vegan diets meet energy requirements on a wide variety of plant foods and pay attention to some nutrients that may be critical, such as protein, fiber, omega-3 fatty acids, iron, zinc, iodine, calcium, vitamin D, and vitamin B12.”

o   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30577451

·         Developing a Food Exchange System for Meal Planning in Vegan Children and Adolescents.
o   “Vegan diets in children need to be adequately planned so they can safely meet children’s requirements for growth and development. Adequate and realistic meal planning guidelines should not be difficult to achieve, thanks to the increasing number and availability of natural and fortified vegan foods, which can help children to meet all their nutrients requirements. In order to ensure an adequate supply of key nutrients, families and health professionals need accurate, reliable, and easy-to-use meal planning tools.”

o   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30585248

Finalement, l’Académie cite la société de nutrition allemande, qui ne recommande pas le régime végétalien pour les enfants sans le juger impossible à suivre, mais omet les rapports favorables de leurs homologues pédiatres et diététiciens anglais, américains et canadiens :

·         Association of UK Dietitians

o   “British Dietetic Association confirms well-planned vegan diets can support healthy living in people of all ages”

o   https://www.bda.uk.com/news/view?id=179

·         American Dietetic Association

o   « It is the position of the American Dietetic Association that appropriately planned vegetarian diets, including total vegetarian or vegan diets, are healthful, nutritionally adequate, and may provide health benefits in the prevention and treatment of certain diseases “

o   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19562864

·         American Academy of Pediatrics

o   “Some people believe that patients following vegan or vegetarian diets suffer from nutritional deficiencies. Although there have been case reports of children failing to thrive or developing cobalamin deficiency on vegan diets, these are rare exceptions. Multiple experts have concluded independently that vegan diets can be followed safely by infants and children without compromise of nutrition or growth and with some notable health benefits. Pediatricians working with vegan families must ensure that the parents understand the special nutritional needs of children at different developmental stages and assist them in meeting those needs within the […]”

o   https://pedsinreview.aappublications.org/content/25/5/174?sso=1&sso_redirect_count=1&nfstatus=401&nftoken=00000000-0000-0000-0000-000000000000&nfstatusdescription=ERROR%3a+No+local+token

·         Canadian Paediatric Society

o   “Well-planned vegetarian and vegan diets with appropriate attention to specific nutrient components can provide a healthy alternative lifestyle at all stages of fetal, infant, child and adolescent growth (7,8,22). Appropriate education of the family and follow-up over time are essential. There are many useful tools and excellent guides to assist families and professionals.”

o   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2912628/

Sur le fond, les deux problèmes invoqués par l’Académie sont les carences d’une part et les déséquilibres nutritionnels d’autre part.

Les carences

·         Les protéines de « haute valeur biologique »

Quelques aliments d’origine végétale sont naturellement de « haute valeur biologique » (par-là, il faut entendre : « qui contiennent l’ensemble des acides-aminés essentiels »), comme le soja par exemple, d’autres manquent de méthionine (en général, les légumineuses) et d’autres de lysine (en général, les céréales). Ces protéines de haute valeur biologique sont facilement obtenues en combinant lors des repas des céréales à des légumineuses.

« L’alimentation végétalienne excluant toute forme de protéines animales (et donc d’une série d’acides aminés essentiels) nécessite en d’autres termes systématiquement l’augmentation des apports alimentaires supplémentaires » (avis p. 5)

La phrase publiée telle quelle dans l’avis peut laisser penser que les protéines végétales ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels, ce qui est faux. Seuls certains acides aminés sont présents en moins grande quantité, d’où un besoin de combiner les sources afin d’obtenir l’entièreté requise.

·         La vitamine B12

Effectivement, une complémentation en B12 est obligatoire pour les régimes végétaliens, l’extrême majorité de ceux-ci en prenant quotidiennement.

·         Le fer, le zinc

Les avis des différentes associations pédiatriques anglo-saxonnes conseillent de veiller à manger suffisamment d’aliments riches en ces minéraux, aucune complémentation n’étant nécessaire, mais des conseils bienvenus afin d’améliorer la biodisponibilité (trempage des légumineuses, pain au levain, …).

·         Le calcium

S’il est possible d’ingérer les quantités recommandées de calcium à chaque âge avec une alimentation végétale adaptée, une complémentation via les boissons végétales (soja, avoine, …) facilite grandement la vie des familles, surtout en phase de croissance des enfants.

·         L’iode

L’OMS recommande l’utilisation de sel iodé pour tout le monde, ce qui permet de couvrir, à tout le moins, une bonne partie des besoins en iode au quotidien. Les algues sont par ailleurs très riches en iode.

·          La vitamine D

Une part importante de la population occidentale serait carencée en vitamine D (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23790560et cela concerne tous les régimes alimentaires. Une supplémentation en vitamine D est recommandée pour tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans et ensuite pour tout le monde pendant les périodes hivernales. Contrairement à ce que mentionne l’avis, il existe bien une source végétale pour la vitamine D3, ce qui démontre la méconnaissance des produits végétaliens par les rédacteurs de cet avis.

·          Les DHA

Les DHA sont disponibles sous la forme d’huile d’algue, qui sont produits avec la plus haute qualité possible (https://www.encyclo-ecolo.com/DHA#Qu.E2.80.99est_ce_que_le_DHA_.3F ) et donc, contrairement à ce qui est indiqué dans l’avis, ce sont plutôt les DHA contenus dans les poissons qui risquent d’être contaminés dans les métaux lourds, PCB et dioxines, ces derniers s’accumulant tout au long de la chaine trophique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Om%C3%A9ga-3#Les_poissons_gras Ce point démontre une nouvelle fois le manque de connaissances des rédacteurs de l’avis sur l’alimentation végétale.

Les déséquilibres

Par ailleurs, les déséquilibres nutritionnels mentionnés dans l’avis ne sont ni mis en évidence ni cités comme problèmes majeurs dans aucune des études sourcées.

« Le régime végétal exclusif induit systématiquement des déséquilibres (9-12) variablement supportés par les patients. Il s’agit en particulier d’hyperkaliémie et d’hyperphosphorémie. L’excès de phosphore et le manque de calcium peuvent être responsables d’une hyperparathyroïdie secondaire d’origine nutritionnelle. »

· Les sources 9 à 12 ne démontrent a priori pas les faits exposés. La référence 9 concerne un cas isolé de manque d’iode. Pour rappel, la source 10 concerne uniquement les régimes végétaliens et crudivores (sans cuisson), extrêmement rares. La référence 11 concerne un cas isolé de carence en calcium. La référence 12 traite uniquement de l’arsenic contenu dans les produits à base de riz, sujet non abordé dans le rapport.

· Cette bibliographie nous semble donc entièrement inopérante pour démontrer d’éventuels déséquilibres dans le cadre d’un régime végétalien équilibré.

« Ainsi de nombreuses publications ont montré que le suivi d’un régime vegan durant la grossesse et l’allaitement pouvait entrainer chez le nouveau-né un retard de croissance, une anémie mégaloblastique et un retard de développement psychomoteur, mais aussi un déficit relatif en fer, en zinc, en calcium, en vitamine D ou en omega-3. »

· De nombreuses publications le démontreraient, mais à nouveau aucune source probante n’est jointe à l’avis. En outre, il suffit de prendre un complexe multivitamine/minéraux pendant ces périodes, ce que font la plupart des femmes, végétaliennes ou omnivores.

Pour les enfants jusqu’à 3 ans

Il existe plusieurs préparations infantiles allant de 0 à 3 ans pour les enfants végétaliens (Mandorle, …) à base de protéines de riz ou de soja qui couvrent l’ensemble des besoins des enfants. Ceux-ci sont similaires aux préparations infantiles à base de lait de vache.

Les boissons végétales vendues en supermarché ne conviennent pas en tant que substituts à celles-ci. Dans son avis, l’Académie Royale de Médecine préconise l’interdiction d’appeler ces boissons « laits végétaux », ce qui a déjà été acté par une décision de la Cour européenne de justice en 2017   (https://www.20minutes.fr/sante/2086883-20170614-fini-lait-amande-yaourts-soja-industriels-vont-devoir-trouver-autres-appellations

Une nouvelle preuve, s’il en fallait encore, de l’absence de connaissance sur l’alimentation végétale du panel d’experts de l’Académie Royale de Médecine, et du manque de rigueur dans la rédaction de cet avis.

Ecriture à charge

Le document a été écrit uniquement à charge du régime végétalien, alors qu’il serait attendu de la part de médecins scientifiques d’instruire à charge et à décharge. De nombreux éléments tendent à démontrer ce parti pris :

· p2 : L’utilisation du terme épidémiologie pour décrire l’évolution du régime végétal dans les populations. Et plus globalement l’écriture générale au sein de l’avis.

· L’utilisation de sources principalement à charge contre le régime végétalien.

· La non retranscription des éléments en faveur du régime végétalien dans les sources utilisées pour la rédaction de l’avis.

Le facteur culturel

Face à tous ces éléments, le seul questionnement réside dans le fait de savoir s’il est acceptable de complémenter des enfants ou des adultes dans le cadre d’un régime alimentaire. Il nous semble très clair que, à partir du moment où un régime complémenté est adapté et sans risque, il s’agit d’un choix personnel qui n’appartient pas à l’Académie Royale de Médecine.

Les végétaliens ont fait ce choix, pour des raisons d’éthique personnelle mais également parce que le coût environnemental de leur alimentation et de leurs compléments est plus faible que dans un régime omnivore, lorsque le choix des aliments est bien pensé.

Par ailleurs, soyons réalistes et honnêtes. Dans les élevages, les animaux sont de manière générale complémentés en vitamines et en minéraux afin d’éviter des carences et de permettre une croissance rapide du bétail (90% de la production mondiale de la vitamine B12 serait destinée à l’élevage) ou de suivre un débit élevé de lactation (Les bonnes pratiques d’alimentation minérale pour vaches en lactation) en vue d’augmenter la productivité. L’élevage extensif pourrait être moins concerné par ces pratiques mais est actuellement minoritaire en Belgique et réduirait la productivité et donc probablement l’accès aux produits d’origine animale en suffisance.

Conclusion

N’étant pas des experts en la matière, notre analyse pourrait comporter l’une ou l’autre faille. Néanmoins, nous constatons globalement la faiblesse scientifique du document, son manque de rigueur, l’empressement dans sa rédaction ainsi que son parti pris idéologique.

Nous rejetons donc sur la forme comme sur le fond ses conclusions dans sa version actuelle.

Par la présente, nous demandons urgemment à l’Académie Royale de Médecine de retirer cet avis de son site Internet et de publier tous les correctifs factuels nécessaires pour que l’avis devienne un rapport scientifique de qualité, quitte à devoir modifier ses conclusions.

Plutôt que de stigmatiser les parents végétaliens et responsables et de les accuser de non-assistance à personne en danger, le corps médical aurait grand intérêt à accepter ces nouvelles pratiques alimentaires, et d’accompagner parents et enfants qui souhaitent suivre un tel régime sur base d’une information complète et non partiale.

Nous demandons au corps médical de ne pas confondre la majorité des parents végétaliens recherchant la compassion et la bienveillance à travers un régime végétal bien planifié et équilibré avec d’autres rares parents en situation de maltraitance qui ne sont pas capables de constater un problème lorsque leur enfant de 19 mois pèse moins de 5 kilos.

Pétition