Tous végétariens en 2050

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Une évolution majeure de l’alimentation au 21e siècle.

L’hyperconsommation de produits animaux ne peut être qu’un moment de l’histoire humaine pour la bonne et simple raison qu’elle n’est pas durable. La viande, le lait et les œufs ont toujours été des produits de luxe qui coûtent cher à produire et nécessitent la mobilisation d’une quantité de ressources importantes. Un agriculteur du 19è siècle serait effaré d’apprendre que l’on nourrit aujourd’hui le bétail avec des plantes à haute valeur nutritionnelle comme le blé, le maïs, le soja. Ce serait pour lui  littéralement donner de la confiture à des cochons. Donner aux animaux d’élevage des plantes dédiées normalement à l’alimentation humaine a toujours été une folie.

Cette évidence semble avoir disparu de nos esprits, nous oublions ce sur quoi repose la possibilité de ce grand festin. En effet, sans la découverte d’une part, d’immenses réserves d’énergie fossile facilement exploitables comme le pétrole et la création d’autre part,  d’engrais et de pesticides de synthèse par les chimistes du 20e siècle ; jamais ce fabuleux gaspillage n’eut été possible. Ces inventions ont permis de décupler la production de végétaux par hectare, ce qui a fait chuter les prix et rendu possible l’élevage intensif dont 60% des coûts sont liés à l’alimentation des animaux.

La viande à